DÉCLARATION DOCTRINALE ET POLITIQUE DU BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL (BEN) DE PARASOL, PATRIYÒT RASANBLE POU SOVE LAKAY

Port-au-Prince, Haïti, le 17 octobre 2026 17 OCTOBRE: DESSALINES NOUS LAISSE UNE RESPONSABILITÉ, HAÏTI NOUS APPELLE À LA RENAISSANCE LA DROITE DESSALINIENNE ET LE DESSALINISME HUMANISTE: UNE PROPOSITION DOCTRINALE POUR OUVRIR UNE NOUVELLE ÈRE APRÈS QUATRE DÉCENNIES DE PROMESSES TROP SOUVENT DÉÇUES En ce 17 octobre 2026, date du souvenir, du recueillement et de la…

17 OCTOBRE

Port-au-Prince, Haïti, le 17 octobre 2026

17 OCTOBRE: DESSALINES NOUS LAISSE UNE RESPONSABILITÉ, HAÏTI NOUS APPELLE À LA RENAISSANCE

LA DROITE DESSALINIENNE ET LE DESSALINISME HUMANISTE: UNE PROPOSITION DOCTRINALE POUR OUVRIR UNE NOUVELLE ÈRE APRÈS QUATRE DÉCENNIES DE PROMESSES TROP SOUVENT DÉÇUES

En ce 17 octobre 2026, date du souvenir, du recueillement et de la responsabilité nationale, PARASOL rend hommage à Jean-Jacques Dessalines, fondateur de l’indépendance haïtienne et figure majeure de la lutte universelle pour la liberté et la dignité humaine. Son héritage appartient à l’histoire d’Haïti, mais sa portée dépasse nos frontières. Il rappelle aux peuples que la liberté exige du courage, que la souveraineté appelle une volonté collective et que l’indépendance politique ne prend pleinement son sens que lorsqu’elle permet à une nation de protéger ses citoyens, de maîtriser son destin et de préparer l’avenir de ses enfants.

Plus de deux siècles après la fondation de notre indépendance, Haïti demeure confrontée à une interrogation fondamentale: comment transformer la liberté conquise par nos ancêtres en une réalité durable de sécurité, de justice, de prospérité et de dignité pour l’ensemble de la population? Cette question ne relève ni du cérémonial ni de la seule mémoire historique. Elle engage notre conscience collective, notre organisation politique, la qualité de nos institutions et notre capacité à faire émerger un projet national à la hauteur des sacrifices consentis pour notre liberté.

Honorer Dessalines ne consiste pas uniquement à célébrer son courage ou à rappeler les circonstances de notre indépendance. C’est aussi reconnaître que la souveraineté demeure inachevée lorsque les citoyens ne peuvent accéder à l’éducation, à la santé, à la sécurité, au travail, à la justice et aux possibilités réelles de construire une vie digne dans leur propre pays. La mémoire nationale devient véritablement féconde lorsqu’elle éclaire les choix du présent et nous oblige à préparer l’avenir.

QUATRE DÉCENNIES DE PROMESSES ET L’URGENCE D’UNE NOUVELLE ORIENTATION

Depuis plusieurs décennies, le peuple haïtien a entendu de nombreux engagements de transformation, de modernisation et de redressement national. Des initiatives ont été entreprises, des femmes et des hommes se sont engagés dans la vie publique et des efforts importants ont été consentis dans différents secteurs. Pourtant, les résultats demeurent largement insuffisants au regard des aspirations légitimes de la population. L’insécurité, la fragilité institutionnelle, la précarité économique, les inégalités d’accès aux services essentiels, l’affaiblissement de la production nationale et l’exode de nombreuses compétences continuent de peser lourdement sur l’avenir collectif.

Ce constat ne justifie ni le rejet indistinct de toutes les expériences passées ni la condamnation globale de toutes les personnes ayant servi l’État. Il appelle une évaluation lucide des politiques publiques, des décisions institutionnelles et des résultats obtenus. Une nation ne progresse pas en répétant indéfiniment les mêmes promesses. Elle avance lorsqu’elle accepte d’examiner ses erreurs, de reconnaître ses insuffisances et de corriger ses orientations avec méthode, courage et responsabilité.

La crise haïtienne n’est pas seulement économique, sécuritaire ou politique. Elle est également institutionnelle, éducative, productive et sociale. Elle traduit une difficulté persistante à organiser durablement les ressources humaines et matérielles du pays autour d’objectifs communs. Elle révèle le besoin d’un projet politique capable de dépasser les alternances de personnes sans continuité stratégique, les oppositions sans proposition constructive et les ambitions individuelles sans véritable horizon national.

Les difficultés actuelles résultent de facteurs multiples: choix politiques, fragilité des institutions, crises économiques, catastrophes naturelles, violences, inégalités persistantes et vulnérabilités structurelles. Les responsabilités doivent être examinées à partir des faits et des périodes concernées, plutôt que réduites à une explication unique. Toutefois, la complexité des causes ne doit pas servir de prétexte à l’absence de bilan. Après des décennies d’engagements publics, le peuple haïtien est en droit d’exiger des résultats mesurables, des institutions responsables et une nouvelle ambition nationale.

C’est dans cette perspective que PARASOL propose une orientation doctrinale et politique fondée sur la souveraineté, la responsabilité publique, la production nationale, la justice sociale, la connaissance et la dignité humaine.

LE BILAN CHIFFRÉ: QUAND LES INDICATEURS INTERPELLENT LA CONSCIENCE NATIONALE

Un bilan politique crédible doit reposer sur des données vérifiables. Les indicateurs disponibles ne racontent pas, à eux seuls, toute l’histoire d’Haïti et ne permettent pas d’attribuer mécaniquement chaque résultat à un gouvernement ou à une période particulière. Ils révèlent néanmoins l’ampleur des défis auxquels le pays doit répondre et l’insuffisance des progrès accomplis dans plusieurs domaines essentiels.

  1. Un développement humain toujours fragile: Selon le Programme des Nations unies pour le développement, l’indice de développement humain d’Haïti s’établissait à 0,554 en 2023, plaçant le pays au 166e rang sur 193. Il serait inexact d’affirmer que cet indice a diminué de plus de 25% depuis 1990: la série historique disponible ne confirme pas ce constat. En revanche, l’indice ajusté aux inégalités tombe à 0,337, soit une perte de 39,2% par rapport à l’IDH non ajusté. Cette différence souligne combien les inégalités limitent la traduction des progrès nationaux en possibilités réelles pour les citoyens.
  1. Une économie largement informelle: L’Organisation internationale du Travail estimait en 2025 qu’environ 91% des travailleurs haïtiens exerçaient dans l’économie informelle. Cette réalité fragilise la protection sociale, la stabilité des revenus, l’accès au financement et la capacité de l’État à organiser une politique économique durable. Elle traduit aussi la nécessité de faciliter la formalisation des activités sans détruire les moyens de subsistance de ceux qui vivent du petit commerce, des services et du travail indépendant.
  1. Une économie confrontée à une contraction prolongée: L’Institut haïtien de statistique et d’informatique a indiqué que le produit intérieur brut réel s’était contracté de 4,2% durant l’exercice 2023-2024, marquant une sixième année consécutive de contraction. Les données internationales disponibles indiquent également une nouvelle croissance négative en 2025. Cette succession de reculs économiques révèle l’urgence de rétablir la sécurité, de stimuler la production, de protéger les capacités productives et de restaurer la confiance des acteurs économiques.
  1. Une insécurité alimentaire de grande ampleur: Les analyses du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire ont estimé qu’environ 5,7 millions de personnes se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire aiguë en 2025. Derrière ce chiffre se trouvent des familles dont l’accès à une alimentation suffisante et régulière est menacé. Cette situation impose de relier l’aide d’urgence à une stratégie de relance agricole, de soutien aux producteurs, de développement des circuits de distribution et de renforcement de la sécurité alimentaire nationale.
  1. Des millions d’enfants dépendants de l’aide humanitaire: En juin 2026, l’UNICEF estimait à environ 2,8 millions le nombre d’enfants haïtiens ayant besoin d’une assistance humanitaire. Cette situation témoigne de la vulnérabilité de familles confrontées à la pauvreté, à la violence, aux déplacements et à l’interruption des services essentiels. Elle impose de placer la protection de l’enfance, l’accès à l’éducation et le soutien aux familles au centre des politiques publiques.
  1. Des déplacements de population qui bouleversent la vie nationale: Les estimations humanitaires publiées par l’UNICEF en 2026 font état d’environ 1,5 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Le déplacement prive de nombreuses familles de leur logement, de leurs revenus, de leurs réseaux de solidarité et de la continuité scolaire de leurs enfants. La réponse doit associer protection immédiate, accès aux services essentiels, soutien aux communautés d’accueil et solutions durables lorsque les conditions de sécurité le permettent.
  1. Une école fragilisée par la violence. Selon les estimations publiées par l’UNICEF, plus de 1 600 écoles ont été fermées au cours de l’année scolaire 2024-2025, affectant plus de 240 000 élèves. Les conséquences dépassent les pertes d’apprentissage: les fermetures aggravent les inégalités, réduisent les perspectives professionnelles et fragilisent la capacité du pays à former les compétences dont il aura besoin. L’éducation doit donc être considérée comme une priorité stratégique de sécurité humaine et de reconstruction nationale.
  1. Un accès à l’électricité encore insuffisant: D’après les données de la Banque mondiale, environ 53,9% de la population disposait d’un accès à l’électricité en 2024, selon une mesure qui comprend les raccordements et certaines solutions hors réseau. L’accès rural demeure particulièrement limité. De plus, disposer d’un raccordement ne garantit ni une alimentation régulière ni un service abordable. Cette situation entrave les activités économiques, les services de santé, l’éducation et la transformation industrielle.
  1. Une inclusion insuffisante des personnes handicapées: La Banque mondiale souligne les obstacles persistants auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap en Haïti, notamment dans l’éducation, l’emploi et l’accès aux services. Une enquête portant sur des personnes enregistrées auprès des mécanismes de soutien a révélé que moins de 30% des répondants étaient capables de lire et d’écrire et qu’environ 3,8% bénéficiaient d’une allocation liée au handicap. Ces résultats concernent la population étudiée et ne doivent pas être extrapolés sans précaution à l’ensemble du pays. Ils mettent néanmoins en évidence l’urgence de politiques d’accessibilité, d’éducation inclusive, d’autonomie économique et de protection sociale.
  1. Une vulnérabilité environnementale persistante: Les données de la Banque mondiale indiquent que la couverture forestière haïtienne ne représentait qu’environ 12,3% du territoire en 2023 selon la série consultée. La dégradation des sols, la pression sur les ressources naturelles et l’exposition aux catastrophes affectent l’agriculture, les bassins versants et les moyens de subsistance. La restauration environnementale doit donc être considérée comme une politique de sécurité alimentaire, de protection des communautés et de développement territorial.
  1. Une inflation qui pèse sur les ménages. Les données internationales disponibles pour 2025 indiquent une inflation annuelle proche de 28,6%. Une telle hausse renchérit les produits essentiels, réduit le pouvoir d’achat et complique la gestion des dépenses des familles comme celle des entreprises. Elle renforce la nécessité de politiques économiques crédibles, de conditions favorables à la production nationale et de mesures de protection ciblées pour les populations les plus exposées.
  1. Un marché du travail incapable d’offrir suffisamment de perspectives stables: Les estimations modélisées de l’Organisation internationale du Travail reprises par la Banque mondiale situaient le taux de chômage autour de 14,9% en 2025. Ce chiffre ne suffit pas à décrire toute la précarité de l’emploi, notamment dans une économie où l’informalité est dominante. Il rappelle cependant qu’une politique de développement doit aller au-delà des annonces d’investissement et viser la création d’activités productives, la formation et l’accès à des revenus plus stables.
  1. La malnutrition infantile, une urgence qui engage l’avenir: Selon l’analyse publiée en septembre 2026 par l’UNICEF avec ses partenaires, environ 253 725 enfants haïtiens âgés de 6 à 59 mois devraient être touchés par la malnutrition aiguë entre juin 2026 et mai 2027, dont près de 93 873 cas de malnutrition aiguë sévère. Il s’agit d’une estimation portant sur une période de projection, et non du décompte d’enfants simultanément malnutris à une date unique. Derrière ces chiffres, il y a des enfants dont la croissance, l’apprentissage et les perspectives d’avenir sont menacés, ainsi que des familles qui affrontent des obstacles majeurs pour accéder à une alimentation suffisante et à des soins adaptés. La lutte contre la malnutrition doit donc associer la prise en charge médicale et nutritionnelle, l’accès à l’eau potable et aux services de santé, le soutien aux familles et la relance durable de la production alimentaire nationale. https://www.unicef.org/haiti/en/press-releases/over-quarter-million-children-facing-acute-malnutrition-haiti-amid-ongoing-violence

Ces treize indicateurs ne résument ni toute la réalité haïtienne ni les efforts accomplis par celles et ceux qui, souvent dans des conditions difficiles, continuent de servir leur communauté. Ils ne permettent pas davantage d’attribuer chaque difficulté à une seule période ou à une seule catégorie de responsables. Mais leur convergence dessine une réalité que nous ne pouvons ni minimiser ni accepter comme une fatalité: trop de familles restent privées de sécurité, de revenus stables, de services essentiels et de perspectives pour leurs enfants. Le devoir politique n’est pas de transformer ces chiffres en slogans, mais d’en tirer des priorités, de fixer des objectifs vérifiables et de rendre compte des résultats. Haïti n’a pas besoin d’une résignation supplémentaire; elle a besoin d’une volonté collective organisée, d’institutions responsables et d’un projet national capable de rendre l’espoir crédible.

PARASOL estime que le peuple haïtien mérite mieux que la répétition des promesses. Il mérite une orientation cohérente, des objectifs vérifiables, des responsabilités clairement définies et des mécanismes permettant d’évaluer les progrès. C’est dans cette exigence de résultats que doit s’inscrire la Renaissance nationale.

LA DROITE DESSALINIENNE: UNE ORIENTATION POLITIQUE POUR LA SOUVERAINETÉ ET LA RESPONSABILITÉ

PARASOL propose la Droite Dessalinienne comme une orientation politique enracinée dans l’histoire nationale et tournée vers les défis contemporains. Elle entend associer la défense de la souveraineté haïtienne à la consolidation de l’État, à la valorisation du travail, à l’initiative économique, à la responsabilité individuelle et collective ainsi qu’à la protection de la dignité de chaque citoyen.

Cette orientation ne se définit ni par l’exclusion ni par l’hostilité envers les autres courants politiques. Elle entend participer au débat démocratique par la force des idées, la cohérence des propositions et leur utilité pour la nation. Elle considère que l’autorité publique doit être suffisamment forte pour garantir la sécurité, faire respecter la loi et protéger les libertés, mais suffisamment encadrée pour prévenir l’arbitraire, assurer la transparence et répondre de ses décisions devant les citoyens.

La souveraineté ne se réduit pas à une affirmation symbolique ou à une posture diplomatique. Elle suppose la capacité de l’État à assurer ses responsabilités essentielles, de l’économie nationale à la sécurité publique, de l’éducation à la santé, de la gestion du territoire à la protection des ressources naturelles. Elle exige aussi une politique extérieure lucide, capable de défendre les intérêts haïtiens tout en développant des partenariats équilibrés avec les pays et les institutions internationales.

La Droite Dessalinienne proposée par PARASOL n’est ni une doctrine de fermeture ni une opposition idéologique à l’Occident. Elle affirme l’indépendance de jugement d’Haïti et sa liberté de choisir ses partenariats en fonction de ses intérêts nationaux. Elle reconnaît que les pays occidentaux, les démocraties partenaires et les institutions internationales peuvent apporter des contributions importantes à la sécurité, à l’éducation, à la santé, à l’investissement, à la recherche et au développement institutionnel. Ces relations gagnent à être fondées sur la réciprocité, la transparence et le respect de la dignité nationale.

Notre ambition est de faire d’Haïti un partenaire crédible, responsable et respecté, capable de coopérer avec le monde sans renoncer à lui-même. La souveraineté économique constitue une dimension majeure de cette ambition. Haïti doit renforcer sa capacité de production, soutenir ses agriculteurs, ses entrepreneurs, ses artisans et ses petites entreprises, améliorer ses infrastructures et créer les conditions nécessaires à l’investissement productif.

Cette orientation accorde également une place centrale à l’ordre constitutionnel, à la séparation des pouvoirs, à l’indépendance de la justice, à la sécurité des personnes et des biens et au respect des libertés fondamentales. Un État fort n’est pas un État au-dessus de la loi. C’est un État dont les institutions fonctionnent, dont les décisions sont justifiables et dont l’autorité se fonde sur la légitimité, la compétence et le respect des droits.

LE DESSALINISME HUMANISTE: UNE FONDATION ÉTHIQUE POUR LA RENAISSANCE

Si la Droite Dessalinienne définit l’orientation politique proposée par PARASOL, le Dessalinisme Humaniste en constitue le fondement philosophique et éthique. Il s’agit d’articuler la mémoire de l’indépendance à une conception contemporaine de la personne humaine, de la responsabilité nationale et du progrès collectif.

Le Dessalinisme Humaniste affirme que la dignité humaine ne doit jamais être subordonnée à l’origine sociale, à la situation économique, au genre, au handicap, aux convictions, aux appartenances politiques ou aux relations personnelles. Il reconnaît que la liberté individuelle ne peut s’épanouir durablement sans institutions fiables, sans possibilités réelles d’éducation et de travail, sans sécurité et sans protection contre les abus de pouvoir.

Cette approche refuse d’opposer systématiquement la liberté à la solidarité, l’autorité à la justice ou l’initiative privée à l’intérêt général. Elle recherche un équilibre dans lequel la responsabilité individuelle est encouragée, l’effort reconnu, l’entreprise productive valorisée et les personnes en situation de vulnérabilité accompagnées vers davantage d’autonomie. La solidarité ne doit pas enfermer les citoyens dans la dépendance; elle doit contribuer à leur donner les moyens de participer pleinement à la vie nationale.

Le Dessalinisme Humaniste ne prétend pas monopoliser l’héritage de Jean-Jacques Dessalines. Celui-ci appartient à la nation haïtienne et à son histoire. PARASOL présente cette doctrine comme sa propre proposition de lecture politique et éthique de cet héritage, ouverte au débat, à l’examen critique et à l’enrichissement par l’expérience collective.

Une doctrine politique responsable doit exposer ses principes, expliquer ses choix et accepter la discussion démocratique. Elle ne peut demander aux citoyens une adhésion aveugle. Elle doit convaincre par la pertinence de ses objectifs, la cohérence de ses moyens et la qualité des résultats qu’elle contribue à produire.

L’ÉDUCATION, LA SCIENCE ET LA TECHNOLOGIE AU CŒUR DU RENOUVEAU NATIONAL

Aucune renaissance durable ne sera possible sans une transformation profonde du système éducatif haïtien. L’éducation doit être considérée comme un investissement stratégique dans le capital humain, la citoyenneté, la productivité et l’autonomie nationale. Chaque enfant doit pouvoir acquérir, indépendamment de sa situation familiale ou géographique, les connaissances et les compétences nécessaires pour participer à la société et construire son avenir.

PARASOL défend une politique éducative qui valorise la qualité de l’enseignement, la formation des enseignants, l’apprentissage des langues, les sciences, les mathématiques, la culture, la recherche et la formation professionnelle. Le créole haïtien et le français doivent s’inscrire dans une politique linguistique cohérente, qui renforce les apprentissages tout en ouvrant davantage de perspectives vers l’anglais, l’espagnol et d’autres langues utiles aux échanges scientifiques, économiques et diplomatiques.

La formation technique et professionnelle doit être mieux reliée aux besoins de l’économie. L’agriculture moderne, la transformation agroalimentaire, l’énergie, la construction, la santé, les technologies numériques, les métiers industriels et les services doivent pouvoir compter sur des travailleurs qualifiés. La formation doit aussi donner aux jeunes les moyens de créer des activités, de développer des entreprises et de contribuer à l’innovation.

L’intelligence artificielle, l’automatisation et les technologies numériques transforment déjà les économies et les sociétés. Haïti ne peut se permettre de rester à l’écart de cette mutation. Il faut préparer les jeunes à ces nouveaux environnements, renforcer les compétences numériques des enseignants, faciliter l’accès aux outils technologiques et promouvoir une utilisation responsable de l’intelligence artificielle. Ces avancées doivent servir l’éducation, la santé, l’agriculture, l’administration publique et la création d’emplois, plutôt que creuser davantage les inégalités.

La technologie ne remplacera toutefois ni la qualité des institutions ni la nécessité d’une politique humaine du développement. Elle doit être mise au service de la population, dans le respect des droits, de la vie privée, de la sécurité des données et de l’égalité d’accès aux possibilités nouvelles.

LE TRAVAIL, LA PRODUCTION NATIONALE ET LA CRÉATION DE RICHESSE

La dignité du travail doit retrouver une place centrale dans le projet national. La création d’emplois productifs, la formation professionnelle et le développement des entreprises constituent des priorités fondamentales. Un pays ne peut assurer durablement son autonomie lorsque ses citoyens sont privés de possibilités économiques suffisantes ou contraints de rechercher ailleurs les conditions élémentaires de leur épanouissement.

L’État doit créer un environnement favorable à l’initiative économique, sans renoncer à ses responsabilités de régulation et de protection de l’intérêt général. La simplification des démarches administratives, la sécurité juridique, l’accès au financement, l’amélioration des infrastructures et des règles de concurrence équitables sont autant de conditions nécessaires à l’investissement productif.

L’agriculture mérite une attention stratégique particulière. Les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, les coopératives et les acteurs de la transformation alimentaire doivent pouvoir accéder aux équipements, à l’irrigation, à la formation, aux marchés et aux mécanismes de financement adaptés. La sécurité alimentaire ne peut reposer exclusivement sur l’aide extérieure ou sur les importations. Elle exige une production nationale mieux organisée, des circuits de distribution plus efficaces et des investissements dans la conservation et la transformation des produits.

Les Madan Sara, qui jouent un rôle essentiel dans la circulation des produits et l’approvisionnement des marchés, doivent être reconnues comme des actrices économiques à part entière. Leur contribution mérite des politiques adaptées en matière de sécurité, d’accès au crédit, d’infrastructures marchandes, de transport et de protection sociale.

La diaspora haïtienne représente également une ressource humaine, intellectuelle, culturelle et économique considérable. Son engagement ne doit pas être limité aux transferts financiers. Il convient de faciliter les investissements, les échanges de compétences, les partenariats universitaires, les initiatives entrepreneuriales et les projets de développement associant les communautés établies à l’étranger aux acteurs locaux. Cette mobilisation doit s’appuyer sur des mécanismes transparents, une sécurité juridique crédible et une vision de long terme.

LA JUSTICE, LA TRANSPARENCE ET LA RESPONSABILITÉ PUBLIQUE

La confiance des citoyens dans les institutions constitue l’une des conditions fondamentales de la stabilité nationale. Elle ne se décrète pas par des discours. Elle se construit par la régularité des décisions, l’équité dans l’application de la loi, la qualité des services publics et la capacité des responsables à rendre compte de leurs actes.

La transparence dans la gestion des affaires publiques, la bonne utilisation des ressources collectives et la prévention des abus doivent s’inscrire dans un cadre institutionnel crédible, fondé sur les faits, le respect des droits et l’application équitable de la loi. La responsabilité publique ne saurait être sélective. Elle doit s’appliquer aux fonctions, aux décisions et aux actes, indépendamment des appartenances politiques ou des relations personnelles.

PARASOL considère que la lutte contre les abus de pouvoir doit respecter les garanties fondamentales de la justice. La présomption d’innocence, le droit à une procédure équitable, l’indépendance des autorités judiciaires et l’accès aux recours doivent être protégés. Une société juste ne remplace pas l’arbitraire par un autre arbitraire; elle construit des institutions capables d’établir les faits et d’appliquer la loi sans discrimination.

La modernisation de l’administration publique doit favoriser la compétence, la continuité des services, la formation des agents, la numérisation des procédures et l’évaluation des résultats. Les fonctions publiques doivent être exercées dans l’intérêt général, selon des critères de qualification, de responsabilité et de service à la population.

La démocratie exige enfin que les citoyens puissent s’informer, exprimer leurs opinions, participer aux décisions et demander des comptes à leurs représentants. Une presse libre et responsable, des organisations de la société civile indépendantes et des institutions de contrôle crédibles contribuent à la qualité du débat public. La critique ne doit pas être assimilée à une hostilité envers la nation; elle peut constituer une contribution nécessaire à la correction des politiques et à l’amélioration de la gouvernance.

LA SÉCURITÉ ET LA RECONSTRUCTION DE L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

La sécurité constitue une condition indispensable de l’exercice des libertés, du fonctionnement de l’économie et de la vie quotidienne. Aucun projet de renaissance nationale ne peut progresser durablement si les familles, les entreprises, les établissements scolaires et les institutions vivent sous la menace permanente de la violence.

Le rétablissement de la sécurité doit reposer sur des institutions professionnelles, une coordination efficace des services compétents, des moyens adaptés, une justice fonctionnelle et une stratégie durable de prévention. Les forces chargées de protéger la population doivent disposer de la formation, de l’encadrement et des ressources nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, dans le respect des lois et des droits fondamentaux.

La réponse sécuritaire ne saurait cependant se substituer aux politiques de développement. Les efforts de rétablissement de l’ordre doivent s’accompagner de mesures visant à réduire les vulnérabilités, à offrir des perspectives aux jeunes, à rétablir les services publics et à renforcer les communautés. Les personnes déplacées doivent bénéficier d’une protection adaptée et de conditions permettant, lorsque cela est possible et sûr, le retour à une vie normale.

La restauration de l’autorité de l’État suppose aussi la présence effective des institutions sur l’ensemble du territoire. Les collectivités territoriales doivent disposer de capacités administratives et financières proportionnées à leurs responsabilités. Le développement ne peut demeurer concentré dans quelques espaces urbains, tandis que d’autres régions restent privées d’infrastructures, de services et de possibilités économiques.

L’objectif doit être un État qui protège sans opprimer, qui applique la loi sans discrimination et qui assure la sécurité afin de rendre possible la liberté, l’activité économique et la vie démocratique.

L’INCLUSION ET LA DIGNITÉ: NE LAISSER PERSONNE DE CÔTÉ

La renaissance haïtienne ne saurait être crédible si elle laisse une partie de la population en marge de ses bénéfices. Le développement doit être évalué à la lumière des possibilités réelles offertes aux personnes, et non seulement à partir des indicateurs économiques ou des annonces institutionnelles.

Les femmes contribuent à tous les secteurs de la vie nationale, souvent dans des conditions particulièrement difficiles. Leur accès à l’éducation, à la propriété, au financement, aux responsabilités publiques et aux opportunités économiques doit être renforcé. Leur participation à la décision politique ne doit pas être réduite à un symbole; elle doit se traduire par des responsabilités réelles, des compétences reconnues et une capacité effective d’influencer les orientations collectives.

Les personnes en situation de handicap doivent pouvoir accéder aux établissements scolaires, aux services de santé, aux infrastructures, à l’emploi et à la vie publique dans des conditions respectueuses de leur autonomie et de leurs droits. L’accessibilité doit être intégrée dès la conception des politiques et des projets, plutôt que traitée comme une correction secondaire.

Les enfants et les jeunes doivent bénéficier d’une protection adéquate, d’une éducation de qualité et de perspectives concrètes. Les personnes âgées, les familles vulnérables et les communautés confrontées à des difficultés particulières doivent pouvoir compter sur des mécanismes de solidarité efficaces, conçus pour protéger leur dignité et renforcer leur autonomie.

La formule « Leave No One Behind », associée à la vision de Renaissance portée par PARASOL, exprime cette exigence. Elle signifie que le progrès national doit créer des possibilités pour l’ensemble de la population, en accordant une attention particulière à celles et ceux qui rencontrent les obstacles les plus importants. Elle ne promet pas que toutes les difficultés disparaîtront immédiatement; elle engage à mesurer les politiques publiques à leur capacité de réduire les exclusions et d’élargir les possibilités humaines.

LA DIASPORA ET LE RAYONNEMENT INTERNATIONAL: UNE HAÏTI SOUVERAINE, OUVERTE ET PARTENAIRE

Haïti ne peut envisager son avenir sans reconnaître la place de ses communautés à l’étranger. La diaspora représente une extension vivante de la nation, porteuse de compétences, de ressources, de réseaux professionnels, d’expériences institutionnelles et de liens culturels. Sa participation doit être organisée dans une relation de confiance réciproque avec les institutions nationales et les communautés locales. Les compétences acquises à l’étranger peuvent soutenir la recherche, l’enseignement, les services de santé, l’innovation, la modernisation administrative et le développement des entreprises.

La culture constitue également une ressource stratégique. La littérature, la musique, les arts, le patrimoine, les langues et les traditions populaires participent à la construction de l’identité nationale et au rayonnement international du pays. La valorisation de la culture haïtienne doit s’accompagner d’un soutien aux créateurs, d’une meilleure préservation du patrimoine et d’une ouverture aux échanges culturels.

Sur le plan international, PARASOL défend une diplomatie pragmatique, souveraine et ouverte au dialogue. Haïti a besoin de partenaires fiables, de relations économiques diversifiées, d’investissements responsables, de transferts de compétences et d’une coopération institutionnelle capable de produire des résultats mesurables. Cette ambition concerne aussi bien les pays avec lesquels Haïti entretient des relations historiques que les partenaires émergents susceptibles de contribuer à son développement.

Nous souhaitons consolider les relations avec les États-Unis, le Canada, la France et les autres pays européens, tout en approfondissant les liens avec la République dominicaine, les nations de la Caraïbe, l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient. Cette ouverture géographique ne constitue pas un choix d’alignement automatique. Elle répond à une volonté de diversifier les possibilités d’action d’Haïti, d’élargir ses débouchés économiques, de renforcer sa capacité de négociation et de multiplier les partenariats utiles à sa population.

La coopération avec les Nations unies, les institutions financières internationales, les organisations régionales, les institutions universitaires, les organismes de développement et les fondations partenaires doit être appréciée à partir de sa pertinence, de ses conditions et de ses résultats. Les partenariats doivent respecter les priorités nationales, les institutions constitutionnelles et les besoins réels des communautés concernées. Ils doivent aussi s’appuyer sur une gestion transparente, une évaluation rigoureuse et une responsabilité clairement partagée entre les parties.

PARASOL reconnaît l’importance des relations historiques, diplomatiques, économiques, scientifiques, culturelles et humaines qu’Haïti entretient avec ses partenaires internationaux. Notre démarche ne repose sur aucune opposition de principe à l’égard d’un pays, d’une région ou d’un ensemble géopolitique. Elle privilégie une diplomatie d’ouverture, de discernement et de responsabilité, capable de reconnaître les contributions positives, de discuter les divergences avec maturité et de rechercher des solutions mutuellement bénéfiques.

Haïti doit pouvoir exprimer ses désaccords lorsqu’ils existent, négocier des conditions plus favorables et défendre ses intérêts sans transformer chaque divergence en affrontement. La maturité diplomatique consiste à préserver la capacité de décision nationale tout en sachant reconnaître la valeur des alliances, des amitiés internationales et des engagements réciproques. La souveraineté ne signifie pas l’isolement. Elle signifie la capacité de coopérer librement, de négocier avec lucidité et de transformer les relations extérieures en possibilités de progrès durable.

L’objectif est de passer d’une logique de dépendance à une logique de partenariat, sans confondre autonomie nationale et rupture diplomatique. Une coopération bien conçue doit renforcer les institutions haïtiennes, développer les compétences locales, soutenir l’investissement productif et permettre au pays de mieux assumer ses propres responsabilités. Elle doit également offrir aux partenaires des garanties de transparence, de prévisibilité et de bonne gouvernance, indispensables à la confiance et à la continuité des engagements.

Haïti doit pouvoir entretenir des relations solides avec ses partenaires traditionnels tout en diversifiant ses alliances et ses possibilités de coopération. La souveraineté ne signifie pas l’isolement; elle signifie la capacité de coopérer sans renoncer à son jugement, à ses priorités et à sa dignité.

LE BLEU ROYAL ET LE BLANC: LES COULEURS D’UN ENGAGEMENT NATIONAL

Le bleu royal et le blanc, couleurs emblématiques de PARASOL, expriment notre attachement à la souveraineté nationale, à la dignité, à la responsabilité et à l’espérance.

Le bleu royal évoque la profondeur de notre engagement envers la nation, la constance de nos convictions et l’ambition d’un État fort, juste et respectueux de ses citoyens. Il rappelle la nécessité de construire des institutions capables de protéger la population, d’assurer la continuité de l’action publique et de défendre les intérêts d’Haïti dans le monde.

Le blanc symbolise la paix, la transparence, l’intégrité et la volonté de rassemblement au-delà des divisions. Il exprime notre aspiration à une vie politique dans laquelle les divergences peuvent être discutées sans haine, où les responsabilités sont assumées et où la recherche de l’intérêt général demeure supérieure aux rivalités personnelles.

Ensemble, ces deux couleurs traduisent notre aspiration à une Haïti réconciliée avec elle-même, maîtresse de son destin et résolument engagée sur le chemin de la Renaissance. Elles ne constituent pas une frontière entre les Haïtiens. Elles rappellent plutôt les valeurs que PARASOL entend défendre et mettre au service de l’ensemble de la nation.

UN APPEL AU RASSEMBLEMENT, À LA RESPONSABILITÉ ET À L’ACTION

En ce 17 octobre, PARASOL appelle les citoyennes et les citoyens d’Haïti, les jeunes, les femmes, les agriculteurs, les entrepreneurs, les enseignants, les chercheurs, les professionnels, les travailleurs, les acteurs culturels, les organisations de la société civile et les membres de la diaspora à participer à une réflexion nationale tournée vers l’action.

Nous ne demandons pas à tous les Haïtiens de partager les mêmes opinions politiques. La diversité des convictions fait partie de la vie démocratique. Nous invitons chacun à contribuer, dans le respect des différences, à la recherche de solutions réalistes aux problèmes qui entravent notre développement.

Nous appelons les responsables publics à faire de la qualité des résultats, de la transparence et du service à la population des critères essentiels de leur action. Nous invitons les acteurs économiques à investir dans la production, l’emploi et la formation. Nous encourageons les institutions éducatives et scientifiques à renforcer la transmission des connaissances et l’innovation. Nous exhortons les partenaires internationaux à soutenir des initiatives qui consolident les capacités nationales et favorisent une autonomie durable.

La Renaissance que nous proposons ne se réalisera ni par une formule, ni par un homme providentiel, ni par une alternance politique isolée. Elle exige une vision partagée, des institutions solides, une participation citoyenne réelle, des politiques publiques évaluables et une continuité stratégique dépassant les intérêts immédiats.

PARASOL entend apporter sa contribution à cette œuvre par la formulation d’une doctrine, la préparation de propositions concrètes et la participation au débat démocratique. La Droite Dessalinienne et le Dessalinisme Humaniste doivent être jugés à leur capacité de proposer des orientations cohérentes, de respecter les principes qu’ils défendent et de contribuer à améliorer les conditions de vie de la population.

Notre ambition n’est pas de substituer une nouvelle division aux divisions existantes. Elle est de proposer un cadre de réflexion et d’action dans lequel la souveraineté, la justice, la connaissance, le travail, la responsabilité et la dignité humaine peuvent devenir les piliers d’un avenir commun.

DESSALINES NOUS LAISSE UNE RESPONSABILITÉ, HAÏTI NOUS APPELLE À LA RENAISSANCE

Jean-Jacques Dessalines appartient à l’histoire fondatrice d’Haïti. Son héritage nous rappelle que la liberté exige une volonté collective, que la souveraineté se défend par des actes et que l’indépendance doit être protégée par la capacité d’un peuple à organiser son avenir.

Notre responsabilité consiste à transformer cette mémoire en engagement civique, en institutions fiables, en possibilités économiques, en éducation de qualité et en dignité pour chaque citoyen. Il ne suffit pas de célébrer les conquêtes de nos ancêtres; il nous faut construire les conditions qui permettront aux générations futures de vivre libres, en sécurité et dans l’espérance.

La Droite Dessalinienne, portée par le Dessalinisme Humaniste, propose une nouvelle voie pour une Haïti juste, souveraine et éclairée. Cette proposition demeure ouverte au débat démocratique, à l’examen critique et à l’enrichissement par toutes les contributions qui servent sincèrement l’intérêt national.

En ce jour de mémoire et de responsabilité, PARASOL renouvelle son engagement envers la souveraineté haïtienne, la dignité humaine, la responsabilité publique, la coopération internationale responsable et la Renaissance nationale.

Dessalines nous laisse une responsabilité, Haïti nous appelle à la Renaissance.

PARASOL: Une Haïti juste, souveraine et éclairée.

Renaissance: Leave No One Behind.

Pour le Bureau Executif de PARASOL (BEN)

Mme Barbara Bien-Aimé
Secrétaire générale et Présidente a.i.

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